27 juil. 2010

Redéfinir le bégaiement : 718 pages à dévorer !

J’ai déjà consacré un article à « Redéfinir le bégaiement », l’ouvrage de l'américain John Harrison traduit par le québécois Richard Parent. Les deux compères étant aussi passionnés qu’infatigables, leur œuvre commune ne cesse de s’enrichir, le premier ayant régulièrement de nouvelles réflexions ou expériences à nous faire partager, le second traduisant à une vitesse supersonique.

Résultat : Richard a diffusé la semaine dernière la traduction intégrale de « Redéfinir le bégaiement » : 718 pages !

Et c’est bien sûr lui qui en parle le mieux :

« Eh bien voilà ! Après presque 2 ans de dur labeur, le produit final : la version intégrale de 718 pages (quasi-intégrale à 99,9%) de Redéfinir le bégaiement.

Elle s’est enrichie de 229 pages par rapport à la version de décembre 2009, dont presque la moitié pour la seule Odyssée d’Andrew (correspondance entre un jeune bègue et John Harrison, nous montrant pas à pas son cheminement vers la fluidité).

Ce qu’il y a de nouveau :
- Une introduction de John à l’édition française.
- Une nouvelle préface de John (page xiii).
- Les deux derniers articles de la Partie 1
- Sept autres articles à la Partie 4
- Les Parties 5 et 6 sont totalement nouvelles.
- Enfin, la Partie 5 est devenue la Partie 7.
-(Et j’ai changé certains titres d’articles)

Bonne lecture et, surtout, merci d’en faire la publicité et la distribution. »

Alors, voilà la publicité est faite et c’est amplement mérité. C’est difficile de faire un résumé de ce livre tellement le matériau est riche. La densité d’informations qu’il contient est incroyable. Vous y trouverez des pistes pour comprendre votre bégaiement, des techniques et stratégies pour vous en sortir, des témoignages d’anciens bègues… Impossible de ne pas en retirer quelque chose. Même les non-bègues y trouveront leur bonheur, avec une dernière partie intitulée « Comment vaincre vos peurs de parler en public ». Pour un exemple de mise en pratique, je vous mets aussi, en bonus, un lien vers une vidéo d’une intervention de John Harrison. La qualité n’est pas terrible, c’est mal filmé, en anglais… Mais ça vous suffira pour voir que ce type est vraiment à l’aise pour communiquer. C'est ICI

Quant au PDF, il est proposé gratuitement ce qui est vraiment un cadeau exceptionnel quand on se représente la masse de travail qu’il y a derrière. Un seul regret : 718 pages, c’est un peu lourd pour un PDF, il va falloir réfléchir à une édition reliée…

Cliquez ICI pour télécharger le PDF de "Redéfinir le bégaiement".

11 commentaires:

redj1290 a dit…

Bonjour,

Merci énormément pour ce livre. Ça doit représenter un travail énorme de traduire un livre de 700 pages. En ce moment, je boss avec un autre livre, 12 règles pour s'en sortir, que j'ai imprimé. Je veux m'en sortir :D

Une question, tu étais bègue toi avant, ou tu fait tout ca juste pour nous aider a nous en sortir? :D

Merci et bonne journée :)

Laurent L. a dit…

Merci Redj1290. Réponse à ta question : les 2 !

Olivier a dit…

Ah zut, mon premier commentaire n'a pas du passer. Je voulais savoir de quand datait la dernière révision, parce que, en dehors de la méthode elle-même, y a des choses étranges dans ce livre.

Bravo à Richard Parent pour ce travail colossal.

Laurent L. a dit…

@Olivier : la première édition date de 1985 et ne comprenait que 50 pages. John Harrison a ensuite continué à ajouter des chapitres et à publier des nouvelles éditions jusqu'en 2009. Je ne sais pas s'il a révisé les textes écrits, il y a 25 ans. Quelles sont les choses que tu trouves étranges ?

Olivier a dit…

Etrange, ce n'est pas le mot qui convient. Dans l'introduction, Harisson écarte d'une façon pas très intelligente la piste génétique, alors je me demandais ce qu'il pensait de la découverte des trois gènes. A mon avis, il se trompe totalement sur la démarche scientifique, et cela se ressent dans tout le livre. A force de vouloir absolument tout orienter dans le sens de sa méthode, il va trop loin.
A mon avis, en faisant ça, il se nuit à lui-même.

Laurent L. a dit…

Ci-dessous la réponse de John Harrison au commentaire d’Olivier. J’ai dû la résumer pour qu’elle « tienne » dans la zone des commentaires.
« J’ai n’ai aucun problème avec l’idée de facteurs génétiques contribuant au système du bégaiement. En vérité, j’inclus la génétique parmi les six facteurs essentiels constituant l’Hexagone du Bégaiement. Mais je m’oppose farouchement à ceux qui veulent caractériser le bégaiement comme un problème génétique per se.
Le bégaiement n’est pas un système unidimensionnel, mais un système composé de plusieurs facteurs contributifs, et c’est la manière avec laquelle ces facteurs interagissent qui déclenche le blocage de bégaiement. »
La découverte des 3 gènes chez des volontaires du Pakistan, des États-Unis et d’Angleterre, n’est pas remise en cause par John Harrison. Il explique cependant que la présence de ces trois gènes ne veut pas dire qu’ils sont la « source » du bégaiement.
Pour expliquer sa pensée, il prend l’analogie du Bœuf Bourguignon : « si vous faites une analyse biochimique du Bœuf Bourguignon, vous y découvrirez la présence de l’herbe aromatique thym. Mais peut-on en conclure qu’à lui seul le thym "donne sa saveur" au bœuf Bourguignon ? Difficilement, n’est-ce pas. Il nous faut un certain nombre d’ingrédients. Et vous devez les mélanger d’une certaine manière.
La méthode scientifique n’est pas la seule méthode nous permettant de faire des découvertes. Prenez ceci en considération : la plupart des découvertes faites par l’espèce humaine depuis 4 ou 5 milliers d’années l’ont été par l’observation et non par la méthode scientifique. Mon livre se base sur 73 ans (sic) d’observations…et pas seulement les miennes, mais également les observations de milliers d’autres contributeurs.
Mon livre explore avec le souci du détail les composantes constituant le système du bégaiement tout autant que la manière dont évolue ce système. En vérité, cette approche voulant que le bégaiement soit un système composé de plusieurs facteurs contributifs nous permet de pouvoir répondre à la majorité, sinon à toutes, les interrogations relatives à ce trouble pour le moins intriguant. »
Merci pour sa réponse et la traduction de Richard Parent

Richard Parent a dit…

Merci Laurent pour le résumé. Et pour confirmer la réponse de Laurent à la question de D : oui, je suis une PQB rarement (je me considère maintenant plus comme une personne fuide que comme une PQB) et,oui, je fais cela pour éviter à d'autres de connaître ce que moi et bien d'autres ont vécu pendant tant d'années.
Richard Parent

Anonyme a dit…

Bonjour, j'aimerai savoir si l'on peut guerir du bégaiement, "devenir fluide " en ayant lu et realisé les exercices de ce livre? merci

Laurent L. a dit…

De nombreuses personnes disent avoir été aidées par la lecture de ce livre de John Harrison, moi le premier. Ce n'est pas juste le témoignage de John et son analyse du bégaiement mais un regroupement également d'histoires de personnes s'étant libérées du bégaiement en utilisant la même approche. Ce livre est en téléchargement gratuit, tu peux donc te faire ta propre opinion. Tiens-nous au courant ! Laurent

Anonyme a dit…

C'est avec plaisir que je vous tiendrai au courant. Laurent, peux tu être plus explicite dans ton parcours s'il te plait?

Laurent L. a dit…

J'avais écrit un post pour résumer mon parcours. Je te mets le lien. Tu peux aussi voir le post "itinéraire d'un bègue". Et si tu as la flemme. Voici le résumé :
bégaiement => honte et évitement => cercle vicieux => découragement => déclic / prise de conscience => découverte de témoignages inspirants => travail sur la culpabilité et le recadrage de mes pensées => désensibilisation progressive aux situations redoutées => acceptation du bégaiement résiduel et transparence vis à vis de lui => recherche du plaisir dans la communication plutôt que la performance.
http://goodbye-begaiement.blogspot.fr/2009/11/des-larmes-au-sourire.html

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