1 févr. 2012

Cahier d’exercices pour surmonter son bégaiement… Et accessoirement éclater Mike Tyson.

Voici maintenant presque trois ans que Goodbye Bégaiement existe et que j'essaie de partager avec vous différentes solutions testées et approuvées pour surmonter son bégaiement. Oui mais voilà, il y a régulièrement une petite voix qui s'élève au fond de la salle pour dire : « C’est sympa Laurent mais mon problème, c’est que je manque de persévérance ! » ou « mon gros défaut a toujours été le manque d’assiduité…» Cela ne m’étonne pas car c’est une remarque que je me suis moi-même souvent faite… Et je pense que 3 questions simples permettent de comprendre ce manque de persévérance.

Dans ce post, je vais vous présenter ces 3 questions et surtout vous donner un outil précieux pour vous mettre de manière durable sur la route de la fluidité...

11 janv. 2012

Trouver des solutions pour surmonter son bégaiement

Nous sommes au début du mois de janvier, période propice aux bonnes résolutions. Certains d’entre vous se sont peut-être dit : « Cette année, c’est décidé je m’attelle sérieusement au traitement de mon bégaiement ! Je vais lire tous les bouquins que Laurent a mis en ligne, je vais prendre rendez-vous avec un ou plusieurs spécialistes et je vais trouver quelque chose qui me convient et auquel je vais me tenir ! On va voir ce qu’on va voir ! On va voir qui c’est Raoul (ou Lulu) ! Tremble bégaiement : tes jours sont comptés ! »

Pour vous aider à tenir ces excellentes résolutions, je vous ai traduit le témoignage particulièrement inspirant de Bryan, un ancien boxeur qui a décidé à 50 ans « de prendre les choses en main » et d’affronter son adversaire le plus coriace : le bégaiement. Il a donc entrepris une thérapie avec Charlie Healey, un spécialiste américain des troubles du langage qui dirige le service orthophonique de l’Université du Nebraska. Avec lui, Bryan a travaillé à la fois sur sa façon de parler (et de bégayer) et sur les croyances et comportements qu’il avait développés autour du bégaiement.

En quelques mois, il a obtenu des résultats spectaculaires et il nous livre dans ce témoignage les clefs de son succès. Même si tout ce qui a fonctionné pour lui peut ne pas marcher pour vous, vous y trouverez sûrement des sources d’inspiration et de motivation. J’ai moi-même retrouvé dans son parcours des points communs à beaucoup d’"histoires-de-personnes-qui-bégaient-qui-finissent-bien" :

- le ras-le bol et la certitude « qu’il faut que ça change », deux carburants qui allument les moteurs de la fusée,
- la recherche et la sélection d’une méthode ou de techniques qui nous conviennent,
- la rencontre avec un thérapeute avec lequel le courant passe et en qui on a confiance (soulignons au passage que Bryan est particulièrement méritant parce qu’il a réussi à trouver Charlie ;-))
- le changement de sa manière de voir et de vivre le bégaiement. « Avec le temps et grâce à la thérapie, j’ai fini par réaliser que j’étais obnubilé par mon bégaiement. La thérapie m’a réellement aidé à dépasser cela, à ne plus être si critique sur la manière dont je parlais et à ne pas attacher trop d’attention à ma quantité de bégaiements »,
- l’acquisition de quelques techniques « de survie » permettant de se sortir d’un moment prononcé de bégaiement. Détenir ces quelques procédures de sécurité est rassurant. En gros, vous savez que si le parachute ne s’ouvre pas vous avez toujours une manœuvre de secours. Cela vous permet de vous lancer.
- l’entraînement régulier, d’abord seul puis en situation réelle.
- la confiance qui grandit à chaque nouveau succès et la mise en place du cercle vertueux du bégaiement.
- un état d’esprit positif (certitude que cela marchera mais aussi conscience que cela pourra prendre du temps) qui donne la force de persévérer malgré les rechutes et les échecs

Alors, je vous laisse avec Bryan. Bonne lecture et dites-moi ce que vous en pensez !

Laurent

2 janv. 2012

Les 25 choses que j'aurais voulu savoir sur le bégaiement

J’ai toujours été fasciné par les voyages dans le temps et par la possibilité de pouvoir modifier le cours de sa vie.

Mon livre préféré s’appelle « Replay » de Ken Grinwood. Le héros, un quadragénaire désabusé, succombe d’une crise cardiaque et se réveille aussitôt 25 ans auparavant, dans sa chambre d’étudiant. Tout autour de lui est comme dans ses souvenirs; une seule chose a changé : le contenu de son cerveau. Il a en effet conservé en mémoire toute son expérience et toutes les connaissances d’un homme de 40 ans. Il peut donc recommencer sa vie en s’appuyant sur cette mémoire du futur.

Comme je suis un type prévoyant, au cas où pareille aventure m’arriverait, j’ai fait la liste de ce que j’ai appris après des années de lecture, de réflexion, de rencontres et d’échanges sur le bégaiement. Je vais l’imprimer et l’apprendre par cœur… On ne sait jamais. Et comme je suis sympa, je partage ma liste avec vous. Que 2012 vous apporte bonheur, santé et fluidité !

15 déc. 2011

L'histoire sympa de la semaine : "si tu bégaies, tu es en bonne compagnie"

Juste une petite traduction entre deux posts... J'espère que ce témoignage de Russ Hicks vous fera sourire.

Il y a quelques années, la Stuttering Foundation of America a créé un poster rassemblant les photos de célébrités bègues. Sans doute pour donner une image positive des personnes qui bégaient et montrer aussi qu'on pouvait "réussir sa vie" tout en bégayant. Un jour, Russ a décidé d'afficher ce poster dans son bureau sans se douter que ça lui vaudrait l'un de ses plus beaux fous-rires...

6 déc. 2011

Orthophoniste "spécialisée en bégaiement", ça veut dire quoi ? Les réponses de Cécile et Sarah

Aujourd’hui, exceptionnellement, je vais arrêter de parler tout seul car c’est important pour ma santé mentale. Pour cela, je me suis fait aider de Cécile et Sarah, deux orthophonistes qui ont souhaité se spécialiser dans le traitement du bégaiement.

Pourquoi cette interview ? Il faut savoir que les élèves orthos étudient un grand nombre de pathologies de la parole et que le bégaiement ne représente qu’une quinzaine d’heures de cours durant leur formation. Certaines choisissent donc, après leur formation initiale, de compléter leurs connaissances sur le bégaiement et de se « spécialiser » dans ce trouble.

Mais finalement, on ne sait pas trop ce qu’est une ortho « spécialisée dans le bégaiement » et ce qui se passe dans son cabinet.

Je trouvais donc utile de pouvoir éclairer les personnes susceptibles de les consulter. Cécile et Sarah ont deux profils différents et cela m’intéressait de confronter leurs visions. Cécile est une ortho aguerrie, qui s’est beaucoup formée sur le bégaiement, est déléguée régionale de l’Association Parole Bégaiement et s’implique activement dans l’association. Sarah exerce en Suisse, près de Lausanne. Elle est logopédiste depuis seulement 5 ans et prépare le D.U « Bégaiement et troubles de la fluence de la parole ».

Toutes 2 sont membres de l’Association Parole Bégaiement, d’où les références faites à l’association. Ce n’est pas un coup de pub mais juste une réalité. L’APB permet aux orthos de retrouver de nombreuses thérapeutes qui font référence dans le monde du bégaiement et de s’enrichir au contact des enfants, ados et adultes qui bégaient.

L’exercice de l’interview est difficile et elles ont un peu hésité à me répondre. En tant que thérapeutes, elles n’ont pas la liberté de ton d’un blogueur et ne peuvent pas tout dire ou évoquer trop précisément leurs expériences avec les patients. L’idée n’est donc pas « Cécile et Sarah vont vous apprendre la vie et vous faire un cours magistral sur le bégaiement» mais plutôt « Sarah et Cécile vont vous faire partager, en toute humilité et dans une optique d’échange, leur vécu et leurs ressentis. »

Je les remercie de leur confiance et j’espère que leurs réponses permettront de mieux informer les parents d’enfants qui bégaient et les élèves orthos (qui sont de plus en plus nombreuses à vouloir faire leur mémoire sur le bégaiement et c’est une excellente chose !).

Voici les 5 questions que j’ai posées à Cécile et Sarah :

4 déc. 2011

Nouvelle édition de "Une auto-thérapie pour les personnes qui bégaient"

L'événement de cette fin d'année, c'est la nouvelle édition de "Une auto-thérapie pour les personnes qui bégaient" de Malcolm Fraser, fondateur de la Stuttering Foundation of America.

La traduction de Richard Parent a en effet été "remastérisée" par l'Association des Bègues du Canada et le résultat est vraiment très sympa.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, cliquez sur ce lien pour voir la présentation que j'en avais faite.

Pour télécharger gratuitement cette nouvelle édition, c'est ICI

Voilà un joli cadeau de Noël !


J'en profite pour vous souhaiter de bonnes fêtes à tous.

Laurent

30 nov. 2011

Je bégaie... Et alors ?

J’ai souvent parlé de l’importance de parler ouvertement de son bégaiement, sans honte ni culpabilité. Tous ceux qui le font ne le regrettent pas et parlent de la libération, du soulagement et aussi de la confiance que cela leur apporte… Eh bien j’ai trouvé notre champion du monde ! Il s’appelle Victor et m’a contacté parce qu’il voulait partager son expérience avec d’autres personnes qui bégaient. Voici son message… et les photos !

"Je m’appelle Victor, j’ai 21 ans et je vis à Montaigu.

J’ai voulu faire ce t-shirt pour montrer aux gens que j’avais un handicap et que, malgré ce handicap, j’arrivais à vivre. Et qu’ils pouvaient penser ce qu’ils voulaient, peu importe !

Mes amis et ma famille ont été surpris et très contents pour moi. Ils aiment bien mon idée. Sinon en me promenant dans la rue, les magasins, personne ne m’a interpellé.



Grâce à ce T-shirt, cela m’a fait avancer. Il me donne confiance en moi.


Victor."

Enorme, non ??? Moi, j’adore ! Voilà une mode qui me plaît ! Il faudrait que Victor lance sa ligne « Et alors ? », je suis sûr qu’il ferait un carton : « Je bégaie… et alors ». « Je suis petite… et alors ? » « Je suis gros… et alors ? » « J’ai de grandes oreilles… et alors ?» Je suis sûr que ça ferait fureur dans la rue et les cours d’école et que ça désamorcerait toutes les moqueries !

Et il a raison Victor : on bégaie… et alors ?

Si vous voulez lui commander un t-shirt, laissez-moi un message : je ferai suivre !

Un petit coucou aussi à Séverine, son orthophoniste qui nous a mis en contact. Elle m’a confié que Victor avait fait du chemin : à ce stade, c’est plus du chemin, c’est la transamazonienne !

Laurent

26 nov. 2011

Les exploits sportifs ont contribué à me sortir du bégaiement

C'est toujours un plaisir de vous présenter un nouveau texte d'Alan Badmington. Alan occupe une place essentielle dans mon parcours (voir sa présentation ICI) et j'ai la chance de pouvoir lire régulièrement sa prose sur un forum que nous fréquentons tous les deux. Il est toujours positif, sait conseiller, éclairer et trouver les mots justes tout en restant humble. C'est vraiment un personnage précieux et attachant.
Dans cet article, il nous explique comment il a su qu'il était possible de surmonter son bégaiement.

Comme d'habitude, la traduction est de Richard Parent, la machine à traduire québécoise.

Juste un dernier mot pour vous dire qu'Alan a été MON Roger Bannister. Vous comprendrez ce que je veux dire en lisant ce qui suit.

20 nov. 2011

Le témoignage de Patricia : "j'ai eu une libération"

A l'occasion d'une réunion à Marseille pour la journée Mondiale du Bégaiement, j'ai fait la connaissance de Patricia. Cette jeune femme brune au sourire un peu timide nous a littéralement scotchés lorsqu’elle a pris la parole. Elle a livré un témoignage vibrant, plein de vie, d’une intensité rare et, lorsqu'elle a conclu son récit, tout le monde l'a spontanément et chaleureusement applaudi.

Patricia a vécu durant 35 ans avec son bégaiement en dépensant une énergie folle pour le masquer à ses proches. “J’étais vraiment fatiguée de vivre sous pression à chaque instant, de ne pas pouvoir employer les mots que je voulais, ne pas vivre normalement aussi bien à l'extérieur que chez moi. Je pense que je me sentais prisonnière du système que j'avais créé pour m'exprimer. Je pense que le fait déclencheur de ma démarche a été lorsque je me suis rendue compte que certaines personnes au travail avaient entendu que je bégayais parfois. A partir de là, je me suis dit que je ne le masquais pas si bien que ça, que tous ces efforts depuis 35 ans n'étaient pas récompensés....et au lieu de le masquer,  il fallait que j'arrive à ne plus bégayer. J’ai donc entrepris de voir une orthophoniste. »

Ce déclic a eu lieu voici un an. Après les séances d’orthophonie, Patricia a décidé ensuite de suivre un stage d'une semaine animé par des orthophonistes spécialisées dans le bégaiement.

Lors de notre réunion à Marseille, elle nous a expliqué comment, jusqu’au bout, elle avait essayé de masquer son bégaiement : « Durant le tour de table, je me suis retrouvée prise dans ma panique habituelle, essayant de tout faire pour qu'on ne voit pas que je bégayais alors que tout le monde le savait puisque nous étions dans un stage pour surmonter notre bégaiement ! »

Et 3 jours plus tard, elle s’est rerouvée dans la rue, arrêtant les passants pour leur demander de répondre à une enquête sur le bégaiement ! « Je n'en avais jamais parlé à personne et je me retrouvais tout à coup en train d’expliquer à un parfait inconnu que je bégayais ! Quand j'ai terminé mon premier questionnaire, j'avais envie de crier et de sauter dans tous les sens tellement j’étais heureuse ! »

Son enthousiasme et son bonheur faisaient vraiment plaisir à voir et je lui ai demandé l’autorisation de publier un extrait de son témoignage parce qu’il répondait pour moi parfaitement aux deux objectifs de la journée mondiale du bégaiement :
- sensibiliser le grand public sur la souffrance que peut engendrer le bégaiement,
- donner de l’espoir aux personnes qui bégaient en montrant qu’il existe des solutions.

Voici donc le témoignage de Patricia :

13 nov. 2011

L'exposé sur le bégaiement de Laure, 11 ans

Laure a 11 ans et elle est entrée cette année au collège. Elle m’a contacté pour me dire qu’elle avait fait un exposé sur son bégaiement et qu’elle voulait témoigner.

Elle a donc (avec l’accord de Cécile, sa maman) rédigé un petit texte pour le blog et c’est avec grand plaisir que je vous le fais partager aujourd’hui. Merci Laure !

31 oct. 2011

Le bégaiement, c’est comme l’escalade, il faut trouver les bonnes prises ! Les 12 leçons de Brad

Rechercher sur Internet de l’information sur le bégaiement ressemble à une flânerie au milieu d’un marché ou d’un vide-grenier. Vous passez devant des stands sans intérêt, vous rencontrez des vendeurs qui font la gueule, d’autres qui rameutent le chaland pour faire la démonstration d’un article miraculeux « vu à la télé » (sauf que quand vous le ramenez chez vous, ça fonctionne beaucoup moins bien et votre bidule magique et révolutionnaire finit dans un coin du garage) et, surtout, vous ne savez souvent pas à l’avance ce que vous allez trouver… et même pas ce que vous cherchez !
Mais si vous ne vous découragez pas, si vous osez fouiller dans les cartons, ouvrir les malles, soulever les bâches, vous allez invariablement dénicher une pépite. C’est ce qui vient encore une fois de m’arriver. Je préparai un article qui me motivait assez mollement et, en recherchant de la documentation pour l’illustrer, je suis tombé, de lien en lien, sur le témoignage de Brad, un jeune garçon de 13 ans qui bégaye.
Ma pépite avait un peu de poussière car le texte date de 1999 mais cela n’enlève rien à son intérêt et j’ai donc décidé de vous la traduire. En effet, dans cet article, Brad explique brillamment et simplement comment sa pratique de l’escalade lui a été utile pour gérer son bégaiement.
Je vous recommande vivement sa lecture car le jeune ado a parfaitement résumé ce qui l’a aidé et que l’on retrouve dans de nombreux témoignages de personnes ayant surmonté leur bégaiement. Et cela vous donnera aussi peut-être l’envie de vous livrer à un petit exercice qui pourra vous aider…

Voici donc la traduction des 12 leçons de Brad (on se retrouve juste après pour quelques compléments).

22 oct. 2011

Journée Mondiale du Bégaiement : quoi de neuf, Docteur ?

A l'occasion de la Journée Mondiale du Bégaiement, la phoniatre et spécialiste du bégaiement Marie-Claude Monfrais-Pfauwadel a accepté de répondre aux questions posées par les «blogueurs du bégaiement» : Alexandre (Parole de Bègue), Bérenger (jebegaie.com), Cédric (Le Cédriblog), Jérôme (Au Royaume des Muets), Olivier (Un Olivier sur un iceberg) et moi-même.

Marie-Claude Monfrais-Pfauwadel est une spécialiste mondialement reconnue du bégaiement. Elle est membre fondatrice de l'International Fluency Association et a créé le premier Centre de Consultation du Bégaiement, aujourd'hui situé à l’Hôpital Européen Georges Pompidou. Elle est régulièrement invitée à la radio et à la télévision pour apporter son expertise et est notamment très impliquée dans toutes les recherches faites autour du bégaiement (bon, j'arrête là mon numéro de bateleur de foire... mais c'était juste histoire de dire que ça peut être intéressant de l'écouter).

Chaque blogueur a donc choisi 2 ou 3 questions, en fonction de sa sensibilité mais aussi de ce que peuvent lui remonter ses lecteurs. Vous trouverez les miennes ci-dessous. Pour voir les autres, allez faire un tour sur les autres blogs (c’est le jeu de piste de la JMB) !

8 oct. 2011

Le témoignage de Rika : "le jour où tout a changé"

La jeune femme sur la photo s'appelle Rika. Elle a 22 ans, est américaine et, des fois, elle bégaie.

J'ai fait sa connaissance sur le groupe de discussion « neurosemantics » animé par Bob Bodenhamer, Alan Badmington et John Harrison. J'adore ce groupe car tout le monde partage son expérience et on y trouve, ce qui est assez rare, des conseils et des réponses concrètes et éprouvées. J'ai dû récemment faire une intervention en public particulièrement stressante et, grâce à eux, je l'ai abordée avec un mental de champion olympique ayant bénéficié des meilleurs coachs du monde !

Et c'est précisément ce qui vient de se produire pour Rika. J’ai donc voulu vous faire partager son témoignage car c’est un excellent exemple de la manière dont une personne qui bégaie peut remporter des victoires décisives et rapides, juste en modifiant sa manière de voir les choses. Il y a des belles histoires dans le bégaiement et beaucoup de personnalités attachantes. Rika en est une et j'espère que son histoire va être lue par tous ceux qui se débattent avec le bégaiement et seraient tentés de baisser les bras.

Voici les mots de Rika, traduits avec son consentement bien sûr. Tout commence par un message de présentation adressé au groupe de discussion. Il ressemble beaucoup à ceux qu'on peut lire régulièrement sur le forum du bégaiement ou sur nos blogs. Vous vous y retrouverez donc sûrement.

2 oct. 2011

On ne vous demande pas de bégayer, juste de nous écouter !

Oyez ! Oyez ! Le 22 octobre a lieu la journée mondiale du bégaiement.

Cette journée a deux objectifs :
- Donner de l’information et de l’espoir aux personnes qui bégaient et à leurs proches
- Sensibiliser le grand public, les enseignants et les employeurs pour mieux comprendre ce qu’est le bégaiement et savoir comment réagir face à une personne qui bégaie.

Pour atteindre ces objectifs, il faut que chacun s'implique pour qu’un maximum de personnes soient sensibilisées. Vous pouvez donc contribuer à cet événement de 2 façons :
- en participant aux manifestations organisées près de chez vous (voir la liste ici)
- en diffusant largement de l’information autour de vous.

Pour cela, j’ai essayé de répondre aux principales questions que peut se poser le "Grand Public" :
- Qu'est-ce que le bégaiement ?
- Pourquoi une journée mondiale de sensibilisation ?
- Qu'est-ce qu'on ressent quand on bégaie
- Comment puis-je aider une personne qui bégaie ?
- Est-ce qu'il existe des solutions et où trouver de l'information ?

Cette page évoluera bien sûr au fur et à mesure de vos remarques ou suggestions, il vous suffit juste de laisser un commentaire.

L’objectif est de diffuser ce lien au maximum dans les jours qui vont précéder le 22 octobre : blogs, Facebook, e-mail, affichage, écoles… Diffusez, distribuez, faites tourner : Faites du bruit ! Je compte sur vous !

16 sept. 2011

Parents d'enfants qui bégaient : la belle histoire de Scott

Aujourd’hui, le ton sera un peu moins léger que d’habitude. Je vous rassure : il n’y a rien de grave mais nous allons verser un peu dans l’émotion avec la traduction d’un texte qui m’a beaucoup touché. Parce qu’il ne faut pas oublier que derrière votre écran, à l’autre bout du Web, il y a un autre écran devant lequel, à quelques centimètres du clavier, il y a un blogueur sensible avec un petit cœur qui bat :-).

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