26 juin 2012

Accepter son bégaiement : un tremplin vers la fluidité !




Me voici de retour avec un long article sur un sujet délicat : « l’acceptation du bégaiement ».

J’en vois qui soupirent… et qui s’apprêtent à cliquer pour aller voir ailleurs. Ne faites pas ça malheureux ! Si vous restez, vous allez découvrir le témoignage de gens très sympas et plutôt respectables qui expliquent pourquoi l’acceptation de leur bégaiement a été essentielle dans leur voyage vers la fluidité.

Oui, je sais le mot « acceptation » peut intriguer ou agacer…

Intriguer parce que cette notion, si elle n'est pas explicitée, est obscure voire totalement abstraite…

Agacer parce qu'acceptation est souvent synonyme de résignation et beaucoup de personnes se refusent donc à envisager ce qui est perçu comme une solution de facilité, une démission, une solution piteuse pour résoudre son problème de bégaiement.

J'avoue avoir moi-même longtemps éprouvé un sentiment d'incompréhension vis à vis de ceux qui en parlaient. Mais cela revenait tellement souvent dans la bouche de personnes ayant surmonté leur bégaiement que je me suis dit qu'il fallait creuser. Et j’ai tellement creusé que j’en ressors avec un article fleuve ! Une définition à rallonge donc mais cela m’a paru nécessaire pour documenter mes conclusions sur les différentes formes et vertus de l’acceptation. Malgré cela, je ne prétends pas avoir fait le tour du sujet et j’attends avec curiosité vos réactions et témoignages pour prolonger la discussion.



Pour tout vous dire, je ne savais pas dans quelle galère je me lançais... Cela fait des mois que j'ai commencé cet article, que je l'ai mis de côté, repris, alimenté, défait, reconstruit... Jamais, accouchement n'aura été plus difficile. Au final, je me suis rendu compte que c'était la formulation même qui me bloquait. « Accepter son bégaiement » ne veut rien dire sauf pour des initiés. Je crois en effet qu'il faut avoir fait un bout de chemin pour pouvoir se retourner et constater combien ces acceptations ont été essentielles dans notre progression.  Et l’emploi du pluriel est volontaire : en épluchant attentivement les témoignages des « acceptants », j'ai découvert qu'ils évoquaient DES acceptations, ce qui permet d’être beaucoup plus précis et explicite. Voici donc une liste, sans doute non exhaustive, d’acceptationS qui pourraient vous aider :

  • Accepter que le bégaiement est un phénomène intermittent, inconstant.
  • Accepter qu'il ne disparaîtra pas magiquement et que vous devez agir. Que si vous ne faites rien, il ne se passera rien (à ce sujet, j’ai bien aimé cette citation de la Stuttering Foundation of America : « Il existe plusieurs manières efficaces et éprouvées de surmonter le bégaiement : ne rien faire n'en fait pas partie ».)
  • Accepter que ce n’est pas quelque chose de mal, une faute ou un échec.
  • Accepter que c'est une partie de ce que vous êtes et que c’est une de vos différences.
  • Accepter de le montrer et accepter d’en parler. Accepter d'avoir des blocages, des accrocs. Bref, accepter de bégayer.
  • Accepter que la thérapie prendra du temps et que le bégaiement peut revenir à certains moments, plus ou moins fortement.


En lisant cela, la brume commence peut-être à se dissiper et vous devez voir apparaître des silhouettes qui vous sont familières. Ce sont celles des obstacles qui se dressent habituellement sur votre route vers la fluidité. Je vais donc essayer de détailler de manière un peu plus explicite ces différentes acceptations.

Acceptez que vous ne bégayez pas tout le temps !

L'intermittence du bégaiement est peut-être sa caractéristique la plus dangereuse parce que la plus trompeuse. Combien de fois ai-je lu : « je bégaie mais pas tout le temps, ça dépend des gens à qui je parle ou de mon degré de fatigue ou (je vous laisse compléter…) ». Et ce constat était souvent une manière de dire : « je ne suis pas vraiment bègue ». Comment alors accepter son bégaiement et avancer ? C'est aussi ce qu'il y a de plus déconcertant pour les parents et l'entourage. Parfois, souvent, vous bégayez. Et parfois, souvent, vous ne bégayez pas. Vous mettez cela sur le compte de la fatigue, du stress, ce qui peut être vrai mais cette intermittence fait partie du bégaiement, elle pourrait même le définir. Alors, cessez de vous désoler de cette incertitude, cela ne vous mènera nulle part. Il faut que vous l'admettiez et que vous arrêtiez de vous raccrocher à ces moments de fluence pour penser que vous n'êtes pas concerné par une thérapie du bégaiement.

Essayez plutôt de construire votre thérapie sur cette fluence intermittente. Celle-ci vous donne en effet un espoir puisqu'elle vous prouve que vous pouvez parler sans bégayer. La thérapie c'est justement de trouver la différence entre les moments où vous bégayez et ceux où vous ne bégayez pas : ce que vous pensez, ce que vous percevez dans un cas ou dans l'autre, la manière dont votre parole se construit, dont votre corps réagit...

Acceptez que le bégaiement ne disparaîtra pas magiquement !

Espérer que le bégaiement disparaîtra magiquement est en effet une autre croyance qui vous empêchera d'avancer et vous fera perdre beaucoup du temps. Elle découle sans doute du caractère intermittent du bégaiement. Puisque ce truc bizarre apparaît et disparaît inexplicablement, pourquoi ne disparaîtrait-il pas un jour définitivement ? Durant longtemps, j'ai ainsi cru qu'un « déclic » était possible et qu'effectivement je me réveillerais un jour gorge et langue déliées.

Renoncer à cet espoir de guérison miraculeuse vous aidera grandement. Pour Peter R. Ramig*, il s’agit même de « La première étape dans le processus de guérison ». Vous prendrez en effet conscience que vous pouvez et devez agir par vous-même si vous voulez que vos blocages ou répétitions disparaissent ou s’atténuent. La porte de votre cellule ne s'ouvrira pas toute seule, vous devez organiser votre évasion et trouver ceux qui peuvent vous aider dans votre entreprise.  

Acceptez que cela prendra du temps !

Au cours de mon voyage, de thérapie en thérapie, je me suis souvent révolté contre ce bégaiement que je pensais vaincu et qui revenait chaque fois, comme ces méchants des films hollywoodiens qui n'en finissent pas de ressusciter. Un stage de 3 jours ne suffira pas, lire un livre ou même 10 ne suffira pas, 50 séances d'orthophonie sans doute guère plus.  Le bégaiement est une blessure, un poly-traumatisme et il vous faudra du temps pour réapprendre à marcher. Un peu de repos et quelques séances de rééducation ne suffiront pas. Les manifestations du bégaiement sont profondément enracinées en vous et vos timides et brèves tentatives ne suffiront pas pour en venir à bout. Vous allez devoir travailler, prendre des risques, tomber, vous relever...

Si vous avez l’impression de tourner en rond, posez-vous la question : avez-vous vraiment travaillé durablement sur votre bégaiement, en vous fixant des objectifs, en élaborant un plan d'action ? Pour moi, la réponse a été longtemps non et ceux qui ont surmonté leur bégaiement avouent que cela leur a pris des années pour atteindre un niveau de communication ou de fluidité qui leur convienne.

Accepter que cela prendra du temps vous donnera la force de persévérer et d'encaisser les déconvenues et retours arrière et à vous fixer des objectifs progressifs. Accepter que cela ne disparaîtra pas magiquement vous poussera à rechercher des solutions et à bâtir un plan d'action. C'est en cela que l'Acceptation est un élément nécessaire et indispensable.

Acceptez que le bégaiement n’est pas quelque chose de mal, une faute ou un échec !

Pour beaucoup de personnes qui bégaient, le bégaiement est une chose "honteusement inavouable ", comme le disait Peter Ramig*. Or cette honte vous empêche d’avancer et de faire ce qui pourrait vous aider. Imaginez que vous soyez en surpoids et, qu’en plus de votre régime, votre médecin vous conseille d’aller nager régulièrement à la piscine. Si vous avez honte de vos bourrelets, vous n’oserez pas vous mettre en maillot et vous n’irez pas nager. En n’assumant pas votre corps, en refusant d’exposer votre différence, vous vous privez alors de la possibilité de faire de l’exercice et de résoudre une partie de votre problème. C’est exactement la même chose pour le bégaiement. En refusant de l’exposer, vous ne vous mettez pas dans les situations de parole qui vous aideront à mettre en pratique vos techniques et à prendre confiance en vous.

Or, il n'y a pas à tortiller : pour améliorer votre élocution, vous allez devoir parler. Autrement dit, vous allez devoir vous mettre en maillot de bain, montrer vos bourrelets et plonger dans la piscine.

Ainsi, pour Bill Murphy* : « Il était nécessaire de modifier mes habitudes de parole, d’accepter une parole imparfaite – compromis incontournable entre un bégaiement pur et dur et la fluence. Les tentatives pour contrôler, prévenir ou éliminer le bégaiement ne pouvaient que me faire régresser. Le reconnaître, l’accepter, en faire une partie de moi me faisaient avancer, me rapprochant de plus en plus du rétablissement. »

Pour vous débarrasser de cette honte, deux prises de conscience sont nécessaires : accepter que le bégaiement n'est pas une faute et accepter votre différence.

Acceptez que le bégaiement n’est pas une faute !

En tant que bègue, vous percevez le bégaiement comme quelque chose de mal, qu'il ne faut pas faire et dont vous êtes responsable et même coupable. Vous avez honte de votre incapacité à parler normalement et vous faites tout pour dissimuler ce bégaiement : vous évitez de prendre la parole, vous remplacez un mot par un autre quand vous pressentez un blocage, vous faites même parfois semblant de chercher un mot ou d'avoir oublié ce que vous vouliez dire... Tout est préférable pour vous au bégaiement : passer pour un type sans conversation, faire des fautes de français ou de liaison,... Stop !

Vous n'êtes pas responsable de votre bégaiement et vous n'avez pas à en avoir honte. Il peut être génétique, lié à votre éducation ou à votre environnement familial, le résultat d'un traumatisme... Mais vous ne faites pas exprès de bégayer ! Est-ce qu'un malade ou un blessé doit avoir honte de ses symptômes ? Celui qui pense cela est un idiot et vous n'en êtes pas un, n'est-ce pas ?

J’ai déjà dit combien j’avais été soulagé et libéré par cette simple phrase prononcée par une thérapeute : « Laurent, le bégaiement n’est pas une faute et ce n’est pas ta faute ». Cela a été pour moi un déclic, une véritable révélation. En acceptant que je pouvais bégayer mais que je n’en étais pas responsable et que cela n’avait rien d’un drame, je me suis enlevé une pression excessive. J’ai pu ainsi aborder mes expériences de prise de parole avec un sentiment de détente et surtout un esprit positif qui m’ont beaucoup aidé.

Cette prise de conscience a également été salutaire pour Sarah, une jeune femme qui bégaie et témoignait sur un forum : « J’ai fini par comprendre que le bégaiement n’est pas quelque chose de mal (comme je l’ai pensé durant de longues années). Le bégaiement est juste une partie de qui je suis. Tout comme j’ai les cheveux blonds et les yeux marron. C’est juste comme ça, voilà tout. Pour moi, l’acceptation du bégaiement  c’est m’accepter comme je suis. Je suis une personne qui bégaie. Durant longtemps,  j’ai détesté mon bégaiement, et donc, je me détestais. Je peux dire honnêtement qu’en travaillant sur l’acceptation de mon bégaiement, je m’aime plus et j’ai beaucoup plus confiance en moi. Je sens que je commence à être enfin moi-même. » 

Acceptez votre différence !

Morgane est suissesse et fait partie de l’Association Parole Bégaiement. En janvier 2011, elle a donné une interview formidable à la  Radio Suisse Romande.

Voici ce qu’elle disait sur la différence :

« C'est la différence qui pose problème mais on est tous différent, on est tous unique. Peut-être que je ne serai pas Morgane si je ne bégayais pas. C'est moi, tout simplement, mon bégaiement c'est moi ! Je vais plutôt remercier le bégaiement d’avoir existé en moi. J’ai pu apprendre de ces mauvaises expériences quelque chose de positif. Le bégaiement fait partie de moi, c’est mon caractère, ma qualité. »

Dans « auto-thérapie pour une personne qui bégaie », Malcolm Fraser cite une personne ayant participé à un groupe thérapeutique : "Cela m'a pris vingt ans avant d'admettre, autant à moi-même qu'aux autres, que je bégayais, refusant de reconnaître que j'étais différent des  autres. Pourtant, c'était précisément ce qu'il fallait faire pour pouvoir me forger une nouvelle identité qui me permettrait de m'accomplir."

Comme le dit John Harrison : « En d’autres mots, il s’agit de vous montrer tel que vous êtes vraiment. »

Bien sûr vous pouvez juger que cette différence est une imperfection et un point à améliorer mais que comme le dit Gary J. Rentschler* : « Nos parents et amis ont des imperfections mais nous parvenons à en faire abstraction pour apprécier, malgré leurs faiblesses, leur amour et leur compagnie. Ce sont nos imperfections qui font de nous des individus à part entière et qui font que l’on se souvient de nous. Embrasser nos faiblesses, c’est souligner que nous sommes uniques. »
Lorsque vous accepterez cette différence sans honte ni culpabilité, une transformation très importante va alors s’effectuer en vous : vous allez accepter d’en parler.

Comme le constate Robert Quesal* : « Un individu qui accepte le bégaiement peut en parler avec les autres. Il ou elle voit le bégaiement comme une caractéristique personnelle, telle que la taille, les capacités physiques, la couleur de peau, le sens de l’humour, les capacités à rédiger ou lire, et toutes les nombreuses autres choses qui font ce que nous sommes. »

Et, comme Bill Murphy*, vous serez surpris de voir l’influence positive que cela aura sur votre entourage : « M’efforçant maintenant de parler du bégaiement avec mes amis, je constatai que ce n’était pas le bégaiement qui les gênait mais bien mon embarras et mon évidente incapacité à vouloir en parler ouvertement. Après une période d’apprentissage, j’allais devenir plus habile à parler de disfluences dans des contextes sociaux appropriés. Lorsque je parlais librement du bégaiement, cela mettait mes interlocuteurs à l’aise. Ils me posaient des questions sur le sujet ; les gens se montraient intéressés et non pas incommodés. En choisissant d’admettre le bégaiement, le secret était éventé et j’étais moins tendu et craintif. Plus j’en parlais, moins je ressentais de honte, de culpabilité et d’anxiété. L’exposition délibérée apaise ces émotions. »

Peter Ramig* évoque aussi combien il est agréable de briser ce tabou, cette "conspiration du silence" : "Bien sûr, notre famille, nos amis et nos collègues de travail savent tous que nous bégayons mais ils ignorent souvent s’ils doivent maintenir le contact visuel, regarder ailleurs ou compléter les mots à notre place. Une telle incertitude crée un malaise autant chez nos interlocuteurs que pour nous. On peut réduire ce malaise et cette incertitude en admettant, ouvertement et de manière pragmatique, que nous bégayons. On peut dire quelque chose d’aussi simple que : « En passant, je vais profiter de l’occasion pour pratiquer quelques techniques apprises récemment. Ce n’est pas facile, mais je sais que tu comprendras qu’il est important pour moi de pratiquer pendant que nous parlons. » Une telle remarque permet aussi à nos interlocuteurs de poser des questions sur le bégaiement, ce problème si intriguant pour de nombreuses personnes. Et si nous le voulons, cela nous fournit non seulement la chance d’en parler, mais aussi "la permission" de pratiquer ouvertement quelques-uns des conseils énumérés dans ce chapitre et dans ce livre. Cette divulgation est une stratégie pro-active qui nous permet de travailler sur notre bégaiement de manière décontractée et pragmatique. Et parce que nous percevrons notre problème d’une manière plus positive, nous serons plus à l’aise."

Eh oui ! Contrairement à ce qu’on pourrait croire, assumer ses bégaiements devant les autres n’est pas très difficile. Il suffit de dire les choses simplement et de juste commenter l’évidence, comme l’explique très bien Robert W. Quesal* : « Supposons par exemple que vous rencontrez quelqu'un pour la première fois, que vous avez engagé la conversation et que vous n'êtes pas aussi fluent que vous le souhaiteriez. Faites un commentaire sur vos difficultés : « Mon bégaiement est plutôt mauvais aujourd'hui. » Ou : « Veuillez me pardonner, normalement je ne bégaie pas autant lorsque je rencontre des gens pour la première fois. » C'est ce que mon collègue et ami Bill Murphy appelle « normaliser » le bégaiement. Essayez d'accepter le bégaiement comme faisant partie de vous, comme la couleur de vos cheveux ou de vos yeux, vos capacités athlétiques et toute autre chose qui vous caractérise. »

Cette acceptation de votre différence ne se traduira pas seulement dans votre aptitude à parler de votre bégaiement mais aussi dans votre comportement, comme le décrit Joseph Sheehan*.  « La prochaine fois que tu te rendras dans une boutique ou que tu répondras au téléphone, observe jusqu'à quel point tu peux te laisser aller malgré la peur. Vois si tu peux accepter plus calmement les blocages que tu auras afin que ton interlocuteur puisse en faire de même; dans toutes les autres situations, vois si tu peux t’accepter ouvertement dans le rôle de quelqu’un qui, pour un temps, bégaiera, affrontera des peurs et connaîtra des blocages dans sa parole. Surtout, démontre à tout le monde que tu n’as pas l’intention de laisser le bégaiement t’empêcher de profiter de la vie. Exprime-toi de toutes les manières possibles et adéquates. Ne laisse surtout pas le bégaiement s’interposer entre toi et l’autre personne. »

A l’inverse, si vous n’acceptez pas cette différence et refusez d’en parler, vous risquez de vivre la mésaventure racontée par Lieven Grommen, un bègue belge :

« Je me souviens que je niais ressembler à mon voisin qui est un bègue extériorisé, très léger. Cette parole amusante, qui faisait rire certaines personnes, me faisait frissonner et je n’ai jamais voulu être identifié à lui. Dans mon esprit, je n’avais pas un problème de parole, mais quelque chose de très spécial, jamais vu chez les autres. Je persévérais dans le déni.

Dieu soit loué, j’avais beaucoup d’examens écrits au lycée et à la fac. Pourtant, à la fin de mes études de médecine, il fallait passer un oral auquel assistait un grand nombre d’autres étudiants. A cette période de ma vie, j’avais élaboré un modèle de parole plutôt fluent en présence de mes amis, ils ont donc été très étonnés d’entendre un long silence quand des questions simples m’ont été posées. J’étais complètement bloqué. Le Professeur a réagi à mon visage congestionné en suggérant d’appeler les urgences de l’hôpital, augmentant ainsi le comique de la situation. Une courte lettre à cette personne au début de l’année aurait suffi pour éviter cette scène horrible ! »

En acceptant, vous allez gagner en sérénité !

Au final, cette acceptation grandissante va peu à peu diffuser ses bienfaits dans tout votre être et transformer votre rapport au monde. Eh oui, rien que ça !

Et vous savez pourquoi ? Parce qu'en acceptant, vous vous réconciliez avec vous-même. En acceptant, vous vous pardonnez, vous vous donnez de l’amour et de l’apaisement qui à leur tour vous donneront sérénité et confiance en vous (c’est ma minute « peace and love » et Skippy le Grand Guru mais je l’assume).

Lorsque vous étiez dans le refus et la colère, vous vous abandonniez à la honte, au désarroi et à la rage qui vous empêchaient d'avancer et d'avoir les idées claires. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter cela ? Pourquoi des fois je bégaie et d'autres non ? Pourquoi ça ne part pas ? Le déni, c'est la réaction d'un enfant qui trépigne et se roule par terre. Si vous tombez malade ou vous blessez, votre attitude sera essentielle dans votre guérison. Vous pouvez râler contre la douleur ou l’incapacité qui vous affecte en vous demandant où vous avez bien pu chopper ça ou qui a pu vous le refiler. Ou bien aller consulter un médecin, trouver quelques conseils utiles sur Internet, prendre des précautions pour ne pas que cela se reproduise de nouveau. Vous voyez la différence ? Vous acceptez que la maladie/blessure soit là, sans colère, amertume ou ressentiment mais ce n'est pas pour cela que vous ne faites rien pour la faire disparaître.

L’acceptation vous débarrasse des sentiments d'aigreur ou de colère qui ne vous apportent rien de bon et consomment votre attention et votre énergie. Le temps que vous passez à vous emporter ou à vous plaindre vis à vis de ce satané bégaiement est du temps perdu. Avec l'acceptation, vous faites preuve de maturité et vous partez avec des bases solides et une énergie positive.

L'acceptation est essentielle parce qu'elle remplace dans votre coeur la colère, la frustration et la culpabilité par l'apaisement, la dédramatisation et la sérénité. Et à votre avis, pour entreprendre votre voyage vers la fluidité, quels seront vos meilleurs compagnons de route ?

Mais est-ce qu’accepter, ce n’est pas se résigner ?

Pas du tout ! C’est même le contraire !

Pourtant, cette assimilation à la résignation est sans doute l’un des plus grands obstacles à l’acceptation de l’acceptation J

Je me rappelle notamment du message d'une mère, m'expliquant l'incompréhension du papa devant l’attitude de son fils. Ce dernier commençait en effet à oser afficher son bégaiement et à en parler en classe. Désemparé, le père lui avait alors dit : « Ca, ce n’est pas toi, le bégaiement, il faut le combattre, pas l’accepter !”

Ce père avait confondu acceptation et résignation. La résignation est une attitude passive. Se résigner, c'est subir quelque chose qu'on ne peut pas changer. Celui qui se résigne aimerait bien que les choses se passent différemment, mais se sentant impuissant, il abandonne, il "laisse tomber". La résignation contient donc deux refus : celui de la réalité et celui de l’action (bon, ça c'est pas de moi, mais impossible de retrouver ma source...). En n'admettant pas, vous perdez votre énergie et votre temps dans des sentiments et des comportements négatifs et totalement inefficaces.

Dans une interview, Denise Desjardins, auteur du livre « Le bonheur d’être soi-même », explique également que « Accepter n’est pas se résigner ».

« Enfant, j’étais déjà en révolte, contre le mode de vie bourgeois de ma famille, contre ses rituels religieux que je trouvais vides de sens et contre ma mère, femme au foyer, qui représentait tout ce que je voulais fuir. Bien plus tard, quand j’ai commencé à travailler avec Swâmi Prajnânpad, à chaque fois que je lui faisais part de mes difficultés, il me répondait : « Acceptez, acceptez. » C’était le mot que je ne supportais pas. Un jour, je lui ai déclaré : « L’acceptation, c’est de la faiblesse, de l’abdication, de la molle résignation, une démission, une défaite. Et surtout, cela empêche toute évolution. Alors arrêtez de me dire d’accepter, je ne le pourrai jamais ! »

Il m’a alors expliqué qu’accepter me permettrait de cesser d’être en conflit avec le monde et avec moi-même, et que mes attitudes de refus ne me conduisaient ni à la sérénité ni au bonheur. Il a ajouté que l’acceptation bien comprise pouvait être tout à fait dynamique.

« Dynamique ». Voilà un adjectif essentiel pour comprendre les vertus de l’Acceptation. En acceptant que vous êtes aujourd'hui une personne qui bégaie, vous n'acceptez pas un état statique, définitif. C'est juste votre état à cet instant. Vous pourrez passer ensuite à l'état de personne qui travaille sa fluidité jusqu'à l'état de personne qui s'exprime comme elle le souhaite. C'est juste un point de départ mais il est essentiel pour entamer votre ascension.

Sur la page Facebook du blog, Bérenger, mon collègue blogueur, avait défini ainsi l’acceptation : « Pour moi "accepter" son bégaiement, c'est arriver à être VERITABLEMENT détaché de tous les aspects négatifs que celui-ci peut avoir, sans pour autant ne rien faire pour le surmonter. Accepter son bégaiement, ce n'est pas se résigner, c'est comprendre comment il fonctionne pour mieux vivre avec et mieux le contrôler. »

Le Dr Lee Reeves a été président de la National Stuttering Association. Voici ce qu’il a écrit sur l’acceptation.
A travers ma propre expérience du bégaiement, j’en suis arrivé à la conclusion que l’acceptation est un état d’esprit dans lequel nous admettons à la fois extérieurement et intérieurement que notre incapacité à parler avec la spontanéité et la fluidité des autres est réelle mais n’est pas notre faute ou celle de quelqu’un d’autre; que même si le bégaiement est une partie de ce que nous sommes, il ne nous définit pas ou ne nous limite pas. Le concept d’acceptation ne signifie pas que nous sommes destinés à rester dans notre condition ou que nous devons nous en satisfaire. Cela signifie que nous avons atteint un point où nous pouvons prendre des décisions claires  par nous-mêmes sans être retenus par le fardeau du passé ou un optimisme aveugle en un avenir qui exhaucerait nos vœux d’une parole “parfaite”. La décision de changer la manière dont nous parlons nécessite une prise de risque et nous fera connaître aussi bien les succès que les échecs. Pourtant, avec l’acceptation comme base, le succès est plus durable et l’échec moins destructeur."

Pour illustrer cette différence essentielle entre acceptation et résignation, je vais prendre une anecdote toute personnelle et qui vous concerne directement puisqu’il s’agit de la rédaction de cet article. Eh oui, l'acceptation m'a beaucoup aidé pour écrire ce post... Si, si... A un moment donné, j'étais complètement submergé par mes multiples notes et je n'arrivais pas à les organiser de manière cohérente. Je comprenais confusément ce qu’impliquait l’acceptation mais je ne parvenais à l’expliquer clairement. J'étais découragé et j'ai failli abandonner. Et puis j'ai eu l'illumination...
  • J'ai accepté que le sujet était difficile,
  • J’ai accepté que la solution ne viendrait pas magiquement et que les phrases ne sortiraient pas automatiquement de mon clavier sans travail préalable.
  • J’ai accepté la nécessité de mettre en place une stratégie, un plan d’action avec des objectifs intermédiaires pour ne pas me décourager.
  • J’ai accepté que cela prendrait du temps.
  • J'ai accepté que ce post ne serait pas parfait.

A votre avis, est-ce que je me suis résigné en acceptant tout cela ? Bien sûr que non ! Si je m’étais résigné, je me serais dit que c’était trop difficile pour moi, que je n’y arriverais jamais et je n’aurais pas persévéré.

Au lieu de cela, j’ai été réellement aidé par l’acceptation des difficultés que je rencontrais et j’ai en plus trouvé une démonstration concrète et simple de ce que je voulais expliquer !

Résultat : j'ai réussi à construire cet article et je suis à présent très heureux avec mon post achevé et imparfait !

Et j'accepte tous les commentaires sur ce sujet essentiel !


Laurent

* Peter Ramig, Bill murphy, Robert Quesal, Gary J. Rentschler et Joseph Sheehan sont orthophonistes et ont eux-mêmes bégayé. Leurs citations sont extraites du livre « Conseils pour ceux qui bégaient ».

17 commentaires:

Olivier a dit…

Merci Laurent pour ce gros boulot !

Bérenger - Je Bégaie.com a dit…

Un post long, mais nécessaire.

Je suis en pleine lecture de "conseils pour ceux qui bégaient", et il est vrai que cette notion d'acceptation est récurrente.
Comme quoi, même si tout le monde vit son bégaiement différemment, il y a quand même des constantes chez ceux qui "s'en sortent".
Dans ma dernière vidéo (les bonnes résolutions du bégaiement pour 2012), je conseil de prendre les bonnes résolutions suivantes : prendre le plus possible la parole et parler de son bégaiement (ce qui revient à en faire une acceptation publique).
Les commentaires n'ont pas tardés : c'est bien cela le plus compliqué, dans la majorité des cas. Accepter son bégaiement est à la fois ce qu'il y a de plus compliqué, mais probablement ce qu'il y a de plus efficace aussi. Serait-ce un mal nécessaire ???
Ne faut-il pas une certaine dose de "masochisme" pour accepter son bégaiement ? Cela se résumerait à "se faire du mal pour au final se faire du bien"...
Merci en tout cas pour cet article Laurent !

Romain a dit…

Laurent, merci !

Cet article est passionnant. Je suis en pleine phase d'acceptation donc je ne peux qu'être d'accord avec tout ce que tu as écris ou partagé.

C'est un sujet récurrent avec mon orthophoniste mais aussi avec ma psy. D'après elle, pour sortir du bégaiement, il faut d'abord se dire qu'il ne partira jamais. J'ai nommé cela "faire le deuil de la parole" et j'ai écris un article là-dessus sur mon blog.

En tout cas, j'espère qu'il pourra être utile aux nombreux bègues pour qui le bégaiement est une montagne infranchissable.

Romain

Laurent L. a dit…

@Olivier : merci ! Et merci aussi de m'avoir encouragé à le terminer :-)

@Bérenger : merci pour ton commentaire et le débat que tu ouvres. Tu as raison, cette notion d'acceptation revient vraiment souvent et c'est cela qui m'a poussé à aller au bout de cet article. Quant à juste dire "je bégaie", c'est à la fois simple et très compliqué. Ce ne doit pas être vécu comme un aveu, juste comme un constat. Et une chose est sûre : quand le bégaiement est accepté, il devient acceptable.

Laurent L. a dit…

@Romain : merci pour ton retour, je suis content que le sujet te passionne ! Je trouve ta psy un peu cash. Dire que ça ne partira jamais, ça pourrait presque être assimilé à de la résignation. Je préférerais entendre qu'il faut accepter qu'il est là, à ce moment de ton histoire. Ou que tes prédispositions à bégayer ne partiront jamais mais que ce n'est pas pour cela que tu dois faire le deuil d'une parole fluide ou en tous cas plus fluide.

Anonyme a dit…

Super ce post Laurent!
Et j'imagine bien le travail que cela représente !
D'accord en tout point avec toi, j'ajouterais juste que quelquefois l'acceptation peut être quelque chose d'inconscient, d'implicite que l'on intègre sans même y penser ou s'en rendre compte ... au travers de l'influence positive de personnes de l'entourage immédiat.

Daniel P.

Laurent L. a dit…

@Daniel : Merci Daniel !! Ca me fait plaisir de te lire.

Tu as raison, l'entourage peut jouer un rôle important. Je me souviens, durant un débat après le "Discours d'un roi", qu'une mère avait expliqué combien sa propre acceptation du bégaiement de son fils avait été décisive. Et je suis aussi d'accord avec toi : il faut un certain recul pour se rendre compte qu'on est entré dans l'acceptation et que cela nous a aidé.

Kevin a dit…

Bonsoir,

à mon tour de laisser une trace sur ce post que j'ai énormément apprécié. Beaucoup de travail pour l'écrire vu le sujet délicat. Je suis moi-même bègue et n'ai commencé l'acceptation qu'à partir des séances avec mon orthophoniste que je vois depuis un an.

Maintenant "le problème" de l'acceptation ne serait-ce pas le fait de perdre ce qui nous caractérise le plus, notre bégaiement ? Le fait d'en parler autour de soi, fait aussi que nous créons/re-créons notre identité avec le bégaiement non comme boulet mais je devrais presque dire comme "passager noir". Donc le perdre pour moi serait de perdre ce qui me caractérise.

Depuis mon acceptation du bégaiement, je le considère comme un ami parfois intrusif qui veut prendre la parole ^^, à moi de le canalyser, de le faire taire pour que je puisse moi-même prendre la parole. Drôle de jeu vous me direz mais le fait d'en parler de cette façon autour de moi m'a grandement aidé.

En tout cas chapeau pour l'article.

Cordialement,
Kevin

Laurent L. a dit…

Merci beaucoup Kevin pour ton commentaire. J'aime bien ton image du passager noir qui prend la parole ou plutôt t parole :-) D'autres parlent d'un censeur qui contrôle notre parole et coupe notre spontanéité.

Un grand chapeau à toi aussi d'avoir réussi â en parler autour de toi dans des termes aussi "parlants" :-)

Laurent

Sarah a dit…

Très bon post que j'ai pu lire attentivement. Quand on est à l'école (dans quelle classe que ce soit), on n'arrive pas vraiment à accepter son bégaiement, c'est peu être dû aux regards des autres quand on lit ou qu'on est interrogée en classe devant tout le monde, c'est en prenant du recul que je commence à l'accepter, à en parler.
Le titre de cet article est très bien choisi, plus on accepte, plus on sera fluide, c'est tout à fait ça.

PS: je me suis toujours battue toute seule contre le bégaiement dans ma vie car je savais qu'un ortho me servirait pas à grand chose, qu'il fallait que j'aille de l'avant toute seule, maintenant dans certaines situations, le bégaiement est un ami. Bizarre non?!

Laurent L. a dit…

Merci Sarah pour ta contribution sur plusieurs posts du blog !
Qu'entends-tu par "dans certaines situations le bégaiement est un ami" ?

Sarah a dit…

"Le bégaiement est un ami" quand on arrive déjà à commencer à le prendre en main. Il fait partie de nous alors pourquoi pas en profiter et en faire un atout. Exemple perso: quand on fait des avances à une femme bègue, on m'a déjà dit que c'était plutot charmeur d'avoir un petit bégaiement, ça peut jouer en notre faveur dans certains cas. Pour le travail c'est pareil, peut importe le niveau de bégaiement c'est notre efficacité qui compte (reste à s'accepter soi meme...).

Anonyme a dit…

Le bégaiement est pour moi un probleme que je me suis efforcé de caché durant 27 ans et aujourd'hui j'ai decider d'agir de me prendre en main.
Je ne suis pas encore a l'acceptation,mes deja de reconnaitre qu on bégaie est deja un premier pas...
le bégaiement n'ai pas encore un ami pour moi,car chaque mots sortie de ma bouche est plutot un dur combat au qutidien qui m'enpeche d'aller vers les autres.
En tout cas tres bon post,bravo.
cordialemement lili

Laurent a dit…

Merci beaucoup, Lili. Tous mes voeux t'accompagnent. Tu verras, c'est une super aventure qui te réserve de belles surprises.
Laurent

Anonyme a dit…

Voilà, j'ai 29 ans. Il y a 2 ans, j'ai accepté de dire à 2-3 personnes de mon entourage que j'étais gay.

Et là, j'envisage de dévoiler mon bégaiement. J'ai du mal à penser que personne ne soit au courant, ça se voit que je bute sur certains mots parfois, mais j'ai dû au fil des années développer une stratégie pour cacher ça. Exemple : samedi soir, j'étais à une soirée, des gens que je ne connais pas arrivent et se présentent en disant leur prénom, moi je dis "salut" mais je suis incapable de dire mon prénom (ou alors ça va prendre un petit moment) donc j'évite. Ca n'a l'air de rien comme ça mais c'est terrible... Et puis on évite de parler tout simplement, on croit que je suis un taiseux.

Bref... Pour expliquer rapido mon histoire, j'ai découvert vers 13 ans (je crois) que j'étais homosexuel et, à peu près au même moment, j'ai commencé à me rendre compte que je bégayais.
Si je comprends bien ce qui s'est passé, je n'ai accepté ni l'un ni l'autre. Et j'ai essayé de continuer à vivre comme ça pendant des années puisque j'ai 29 ans aujourd'hui.

Bizarrement, à l'école, ça ne m'a pas beaucoup dérangé. Les profs ne m'interrogeaient pas beaucoup, pensant que j'étais timide. En fait, j'écris et je me souviens en même temps. Je suis passé en 6e d'un enfant qui lisait tout le temps en classe (j'adorais qu'on me demande de lire des textes en cours d'histoire par exemple) à un enfant qui baissait la tête pour ne pas lire ou qu'on ne l'interroge pas (à partir de la 5e).

Bizarrement, j'ai toujours réussi à contenir mon bégaiement en cours, principalement je crois en lisant très vite. Parce que si je m'attardais un peu trop longtemps, je savais qu'il y avait risque de blocage. J'ai bloqué une fois en 4e sur un exposé. Impossible de dire quoi que ce soit. Mais j'ai fait lire ce que j'avais écrit à mon voisin et mes parents n'ont jamais été alerté.

Le problème aujourd'hui, c'est que j'ai l'impression qu'à force de ne pas parler, je me suis fermé au monde et que mon cerveau ne fonctionne plus bien. J'ai très peu d'amis, je ne parle pas beaucoup mais ils m'acceptent comme je suis (je crois). Enfin, je ne sais même pas comment je peux avoir des amis...

Bref, là je n'en peux plus. Et j'ai l'intention de prendre rendez-vous chez un généraliste dès demain pour en parler et voir ce que je dois faire. De toute façon, il faut enfin que je parle à quelqu'un.

Une question : est-ce que le bégaiement s'accompagne de maux de tête ? Parce que j'ai souvent mal à la tête.

Merci et si vous avez des choses à me dire, n'hésitez pas. J'ai besoin d'aide.

Anonyme a dit…

Une dernière question : si on veut aller mieux, la première chose, c'est bien d'aller voir un médecin généraliste ?

Merci.

Laurent L. a dit…

Bonjour et merci beaucoup pour ton témoignage. Le coming-out du bégaiement est en effet assez semblable à celui de l'homosexualité. Une étape difficile mais essentielle car à la peur d'être jugé succède le soulagement d'avoir parlé et partagé.
Tu peux en effet consulter un généraliste pour qu'il te prescrive des séances d'orthophonie. Pour trouver près de chez toi, une ortho spécialisée en bégaiement, je te conseille d'aller sur le site de l'asso Parole Bégaiement et de contacter le délégué de ta région (www.begaiement.org).
Je te conseille aussi d'aller faire un tour sur le forum du bégaiement pour échanger avec d'autres personnes qui bégaient. Ca fait un bien fou ! A bientôt et bon voyage au pays du bégaiement. Laurent

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