Nous sommes au début du mois de janvier, période propice aux bonnes résolutions. Certains d’entre vous se sont peut-être dit : « Cette année, c’est décidé je m’attelle sérieusement au traitement de mon bégaiement ! Je vais lire tous les bouquins que Laurent a mis en ligne, je vais prendre rendez-vous avec un ou plusieurs spécialistes et je vais trouver quelque chose qui me convient et auquel je vais me tenir ! On va voir ce qu’on va voir ! On va voir qui c’est Raoul (ou Lulu) ! Tremble bégaiement : tes jours sont comptés ! »Pour vous aider à tenir ces excellentes résolutions, je vous ai traduit le témoignage particulièrement inspirant de Bryan, un ancien boxeur qui a décidé à 50 ans « de prendre les choses en main » et d’affronter son adversaire le plus coriace : le bégaiement. Il a donc entrepris une thérapie avec Charlie Healey, un spécialiste américain des troubles du langage qui dirige le service orthophonique de l’Université du Nebraska. Avec lui, Bryan a travaillé à la fois sur sa façon de parler (et de bégayer) et sur les croyances et comportements qu’il avait développés autour du bégaiement.
En quelques mois, il a obtenu des résultats spectaculaires et il nous livre dans ce témoignage les clefs de son succès. Même si tout ce qui a fonctionné pour lui peut ne pas marcher pour vous, vous y trouverez sûrement des sources d’inspiration et de motivation. J’ai moi-même retrouvé dans son parcours des points communs à beaucoup d’"histoires-de-personnes-qui-bégaient-qui-finissent-bien" :
- le ras-le bol et la certitude « qu’il faut que ça change », deux carburants qui allument les moteurs de la fusée,
- la recherche et la sélection d’une méthode ou de techniques qui nous conviennent,
- la rencontre avec un thérapeute avec lequel le courant passe et en qui on a confiance (soulignons au passage que Bryan est particulièrement méritant parce qu’il a réussi à trouver Charlie ;-))
- le changement de sa manière de voir et de vivre le bégaiement. « Avec le temps et grâce à la thérapie, j’ai fini par réaliser que j’étais obnubilé par mon bégaiement. La thérapie m’a réellement aidé à dépasser cela, à ne plus être si critique sur la manière dont je parlais et à ne pas attacher trop d’attention à ma quantité de bégaiements »,
- l’acquisition de quelques techniques « de survie » permettant de se sortir d’un moment prononcé de bégaiement. Détenir ces quelques procédures de sécurité est rassurant. En gros, vous savez que si le parachute ne s’ouvre pas vous avez toujours une manœuvre de secours. Cela vous permet de vous lancer.
- l’entraînement régulier, d’abord seul puis en situation réelle.
- la confiance qui grandit à chaque nouveau succès et la mise en place du cercle vertueux du bégaiement.
- un état d’esprit positif (certitude que cela marchera mais aussi conscience que cela pourra prendre du temps) qui donne la force de persévérer malgré les rechutes et les échecs
Alors, je vous laisse avec Bryan. Bonne lecture et dites-moi ce que vous en pensez !
Laurent














